News N°13 Février 2011 La communication et les femmes au service de l’intelligence collective (ou d’équipe) - 04 février 2011

Par
1°On s’en doutait mais la science le confirme. L’intelligence collective, c’est-à-dire la capacité d’un groupe à réaliser avec efficacité des tâches cognitives, ne dépend pas de la seule intelligence individuelle mais de la capacité donnée à chacun de s’exprimer autant que les autres au sein d’un groupe. Finalement, lorsqu’une personne domine le groupe, celui-ci est « collectivement » moins intelligent qu’un autre où les interventions des uns et des autres seraient équilibrées.
2°Facteur déterminant de l’intelligence collective, la proportion des femmes. A priori, la féminisation du top management des entreprises permet de mieux résister à la crise car leur présence permet d’avoir plus de diversité dans les discussions et les solutions proposées. Et en définitive de déboucher sur de meilleures décisions. En résumé, l’intelligence collective ne peut exister dans une entreprise qui ne serait dirigée que par des hommes ou que par des femmes.
Mixité = Diversité = Performance
Plus surprenant encore : ni la fameuse cohésion d’équipe, ni la légendaire motivation, pas plus que la satisfaction, ne contribuent à la performance de l’équipe. “Les performances d’un groupe ne seraient donc pas dues aux capacités individuelles de chacun des membres. Car le niveau maximum d’intelligence des individus formant un groupe ne présage pas de façon significative de la performance du groupe en tant que tel. « Avoir un éventail de gens intelligents dans un groupe ne veut pas dire qu’on a un groupe intelligent »
3°La « sensibilité sociale », autre facteur d’intelligence d’un groupe, est liée à la capacité des membres du groupe à percevoir les émotions des uns et des autres. Et les femmes ont une capacité plus grande dans ce domaine.
Ce constat est riche d’enseignement. Si l’on regarde ce qu’il se passe en entreprise et plus particulièrement dans les relations manager/managé, on se rend bien compte qu’un manager qui axe sa posture managériale sur les relations humaines bénéficie d’une plus grande efficacité de son équipe.
Là où il y a de l’autoritarisme, il ne peut y avoir d’intelligence collective.
Nous pouvons donc conseiller aux HRBP (DRH) ou aux dirigeants, et autres managers, de développer pour eux-mêmes, ou leurs collaborateurs managers, ce qu’on pourrait appeler « l’intelligence de l’autre ». L’objectif étant d’acquérir un savoir-être propice aux relations gagnant- gagnant.
Pour cela, la formation est un bon levier: elle permet à chacun de trouver sa place dans le groupe et de bâtir des relations durables où chacun est ouvert, pas seulement centré sur lui-même.
La Process Com,par exemple, est un excellent exemple d’outil qui favorise l’intelligence collective.
Il n’y a pas une entreprise où l’on ne me sollicite pas pour développer cette intelligence collective. Certes cela n’est pas aussi clairement exprimé mais la demande réelle est bien celle-ci.
Il ne faut pas confondre avec la stigmergie, qui n’est qu’une réponse aux stimuli environnementaux et qui n’implique en rien l’intelligence individuelle.
L’intelligence de l’autre permet surtout de trouver soi-même des solutions profitables aux deux parties. Mais aussi de comprendre l’autre et donc, de mieux appréhender certaines de ses réactions « non rationnelles ».
Si l’on parle d’intelligence collective, on parle aussi de la stupidité collective. De quoi s’agit-il ? Certaines entreprises nous montrent chaque jour à quel point elles atrophient les talents par un manque d’écoute, un excès de machisme ou par le recrutement de clones alexithymiques.
Il y a certainement dans votre entreprise des équipes qui peuvent encore s’améliorer.




